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C'est bien, n'est-ce pas ?

La société n'exploite pas encore suffisamment le potentiel de la recherche créative  

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Nouvelle recherche de la Fondation Boekman et du CWTS montre le potentiel et les goulets d'étranglement de la coopération entre la pratique créative et la science 

L'imagination des artistes, des concepteurs et des fabricants peut apporter une contribution essentielle aux questions sociales. Une nouvelle étude montre que la coopération entre le secteur créatif et les institutions de recherche est encore structurellement déficiente, en raison d'un système qui empêche une coopération égale.

L'étude En quête d'égalité et de reconnaissance combine cinq groupes de discussion avec plus de 30 experts et une enquête auprès de 550 répondants. L'étude a été réalisée par la Fondation Boekman et le Centre for Science and Technology Studies (CWTS) de l'Université de Leiden, à la demande du Stimuleringsfonds Creatieve Industrie, du Fonds voor Cultuurparticipatie et de la Regieorgaan SIA.

Ce que montre la recherche 

La pratique créative a quelque chose d'essentiel à offrir à la recherche : les artistes et les concepteurs apportent une façon de penser qui ose aller au-delà de ce qui est familier. Pourtant, au sein des collaborations de recherche, ils sont encore trop souvent utilisés comme des exécutants avec un objectif prédéterminé, plutôt que comme des partenaires égaux qui aident à formuler les questions.

Lorsque la connaissance créative n'est pas reconnue comme une forme de connaissance à part entière, son potentiel reste inexploité. La recherche artistique et la pratique créative sont des formes autonomes de production de connaissances, avec leurs propres méthodes et leurs propres critères. Elles ne sont pas un outil instrumental pour la science existante, mais ont leur propre forme de développement de la connaissance.

Trois goulets d'étranglement persistants 

L'étude identifie trois obstacles récurrents à une collaboration équitable :

Le financement et la politique ne sont pas en adéquation. Les acteurs culturels sont régulièrement pris en compte dans les demandes de recherche au titre du budget matériel plutôt que d'être reconnus comme des partenaires importants. Les petites organisations et les créateurs individuels sont structurellement laissés pour compte, car les subventions ne sont souvent possibles que pour les institutions culturelles subventionnées sur plusieurs années.

Les connaissances sont fragmentées. De nombreux projets sont temporaires et à petite échelle, mais ont un impact important. Il n'existe pratiquement aucune infrastructure permettant de sécuriser et de partager les connaissances acquises. Un centre de connaissances spécifiquement destiné à la collaboration interdisciplinaire est considéré comme une solution possible.

L'impact ne peut pas toujours être mesuré. Les systèmes de subvention sont orientés vers des résultats prédéfinis. Or, de nombreux résultats précieux de la recherche créative ne peuvent être quantifiés, tels que les réseaux durables, la compréhension mutuelle ou le partage des connaissances publiques. Il convient donc d'adopter une perspective différente en matière de responsabilité.

Des exemples qui fonctionnent 

L'enquête décrit également ce qui va bien. Docteur en santé a établi un programme national et a montré que la coopération structurelle est possible si l'on investit délibérément dans les réseaux et le partage des connaissances. Le département Art et esprit de ROC Amsterdam relie l'éducation artistique et culturelle au bien-être mental des élèves de la MBO. Bureau Ruimtekoers a développé une méthodologie pour l'art social qui prend l'assurance de l'impact comme point de départ. Chacun de ces exemples montre que c'est possible, mais que cela demande du temps, de la confiance et des ressources structurelles. 

Ce qu'il faut faire maintenant 

Le résultats de la recherche sont claires : la société n'exploite pas encore suffisamment le potentiel de la recherche créative. Pour y remédier, trois choses sont nécessaires : un financement et des cadres politiques plus équitables, une infrastructure structurelle pour le partage des connaissances et l'égalité en matière de ressources, de contrôle et de reconnaissance.

Qui sont les bailleurs de fonds appropriés ? Quelles sont les coalitions nécessaires ? Et quelles collaborations méritent un soutien structurel ? Ces questions sont désormais sur la table.

Lis le résumé ou le télécharger Rapport complet

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par Boekman

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