Récemment, un chorégraphe anglais a posé sous le feu de l'action. En tant que directeur artistique, il ne serait pas en mesure de juger objectivement son propre travail. Peu de temps après, un débat s'est engagé sous le titre Les chorégraphes ont-ils besoin de rédacteurs ? En voyant Racine de la grève du NDT, cette question est restée en suspens : les chorégraphes ont-ils besoin d'un dramaturge ?
Au Racine de la grève les trois ballets portent sur le Sacre, le I Ching et les chansons de Patti Smith. Ce programme s'inscrit dans le cadre de CaDance 2015. Ce festival biennal réunit ces édition principalement des œuvres d'artistes qui de belles histoires remodelage.
Avoir un éditeur ou un dramaturge est un véritable luxe. #RambertDébat
- Rambert (@Rambertdance) 27 janvier 2015
Peau fine
Le chorégraphe Marco Goecke sait qu'il a besoin d'un dramaturge, car c'est Nadja Kadel. Ensemble, ils ont monté un hommage à l'icône punk Patti Smith. Les solos sur le texte chanté interpellent et sont d'une intelligence rageuse. Danse dans la catharsis. Le point fort est le solo de Jorge Nozal. (Quand cet homme recevra-t-il un prix ?) Pourtant, la danse se limite au mouvement. En particulier, l'allumage des allumettes et une prise d'étranglement occasionnelle ont un effet dramatique.
Chambre
Medhi Walerski a déjà dansé le révolutionnaire Sacre du Printemps de BéjartIl sait donc à quel point la barre est haute. Son approche minutieuse rappelle : des corps en plastique avec des justaucorps, des mouvements anguleux et/ou animaliers. Un merveilleux contraste entre le groupe et l'individu tombe comme un couperet dès le début. Cependant, tout reste au même niveau : peu de choses montent ou descendent au sol. Le débat sur le chorégraphe et le dramaturge a reconnu qu'un bon directeur artistique... opinions donne à des chorégraphes émergents et talentueux.
Sûrs comme des maisons
Paul Lightfoot et Sol Léon forment un duo de chorégraphes, ce qui leur permet de se consulter mutuellement. Ils ont impressionné avec cette œuvre de 2001. Ce qui ressort, c'est le langage dans lequel ils s'expriment. Il y a une belle mise en scène, un panneau tournant, une musique extraordinaire et des danseurs fabuleux. Mais le langage de la danse, c'est comme parler en langues : c'est impressionnant, beaucoup de choses sont dites, mais tu ne peux pas en saisir le sens. C'est peut-être là l'intérêt, car qui peut interpréter le Yi King ?
Quel que soit le nom qu'on nous donne - dramaturge, rédacteur, œil extérieur, public - notre rôle est d'affiner l'articulation de l'idée de l'artiste #RambertDébat - David Micklem (@davidmicklem) 27 janvier 2015
Bien sûr, le CND est un balletcompagnie et le ballet la langue. Il y aura en Racine de la grève Cependant, les grandes significations sont véhiculées par de nombreux mots et donc, surtout, de nombreux mouvements. Cela limite la valeur communicative du langage et enferme le message en lui-même. Le ballet en tant que forme d'art n'évolue pas de cette manière. Les chorégraphes ont-ils besoin d'un dramaturge ? Mon impression, malgré toute la beauté de la chose, est oui. Et c'est une impression objective.
Regarde-le programme de CaDance que l'on peut voir jusqu'au 15 février.
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En-tête de photo : Rahi Rezvani