Il y avait encore quelques sièges vides, jeudi 29 janvier au TivoliVredenburg, mais cela fait partie de l'événement d'essai discret que nous y avons organisé. En effet, l'enregistrement d'un podcast se fait généralement dans un placard à balais bien isolé, et non sur une scène surplombant un Vredenburg légèrement enneigé. Le placard à balais offre l'intimité qui convient à quelque chose que vous écoutez habituellement sur vos oreilles, alors comment maintenir cette atmosphère pour un public en direct ?
Premier conseil : n'élargissez pas trop votre public. Nous avons donc veillé à ce qu'il y ait un peu trop peu de relations publiques et à ce que l'enregistrement ait lieu à une heure où le public cible est généralement occupé au travail. Cela a permis de préserver l'intimité et de donner à l'enregistrement de De Omslag, épisode 1, l'ambiance qu'il fallait.
Fonds alloués
Sjoukje Hoogma et Reinier van Harten parlent franchement de leurs motivations et, vers la fin, de la vulnérabilité de l'existence dans la musique pop. En effet, on ne peut être musicien professionnel de musique pop que si l'on a un emploi, ou un partenaire avec un emploi, à côté. Même la participation à un événement aussi prestigieux que la Popronde coûte de l'argent : on est payé en applaudissements et on peut éventuellement décrocher un contrat ailleurs. Nous constatons qu'en quarante ans, le prix d'un concert en direct n'a pas changé. Ce qui vous rapportait 400 florins en 1983 avec un groupe de cinq musiciens vous rapportera 400 euros en 2025. Et vous devez encore payer tous les frais qui en découlent.
Reinier a réussi à obtenir des subventions pour sa tournée actuelle en allant au théâtre. Sjoukje doit s'habituer au fait que dans une salle pop, on s'arrange beaucoup moins pour elle que dans un théâtre.
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