Yanaika Zomer, Journées de l'ermite | 294 p. | De Bezige Bij, 23,99 €
L'écrivaine, poète et journaliste Yanaika Zomer (46 ans) a fait forte impression il y a deux ans avec son premier recueil de poésie Il vous reste 43 poèmes à lire. Voici maintenant son premier roman, Journées de l'ermite, qui raconte l'histoire d'une femme dont l'existence est bouleversée.
Meira, 37 ans, professeure de littérature anglaise, est heureuse en mariage avec le beau Samuel, avec qui elle a deux jeunes enfants. Bien que Samuel et Meira soient ensemble depuis plus de vingt ans – ils se sont rencontrés après le décès de son père, qu’elle a perdu à l’âge de quinze ans –, ils s’aiment toujours autant et leur vie intime est épanouie. Alors que Meira se rend compte que sa mère Suze est atteinte de démence précoce, elle entre en contact en ligne avec l’artiste Monk. L’achat d’une de ses œuvres marque le premier acte d’une ‘ délicieuse série de rébellions ’. ‘ Un désir encore inavoué de faire une bêtise, ne serait-ce qu’une fois. ’
Les conversations en ligne entre Meira et Monk, qui a lui aussi une famille heureuse et aimante, constituent pour Meira une échappatoire quotidienne aux soins qu’elle doit prodiguer à sa mère, dont l’état se détériore rapidement, et à la crainte que le même sort ne l’attende elle-même. Et bien sûr, cela ne se limite pas à de simples contacts en ligne. Son amie Keet est la seule à être au courant.
L'histoire couvre les sept jours qui ont suivi la mort soudaine de Monk, durant lesquels Meira, submergée par son chagrin, n'a d'autre choix que de feindre d'avoir la grippe. La période d’un an et demi au cours de laquelle se déroulent la liaison de Meira et la démence de sa mère est racontée sous forme de rétrospective, avec de nombreux dialogues parfois un peu trop longs.
Zomer écrit avec brio et utilise des métaphores crues et directes, mais la psychologie des personnages aurait pu être plus convaincante. Bien sûr, les gens font parfois des choses illogiques et il n’est pas nécessaire d’expliquer tous les comportements des personnages, mais c’est une autre histoire que de savoir si leur comportement semble crédible.



